Quoi ? : Piano-Bar et Restaurant
Où ? : 61 rue Sainte 13001 Marseille
Quand ? : Mercredi et Jeudi de 19 à 01.00 / Vendredi et Samedi de 19 à 02.00
Combien ? : Mercredi et Jeudi de 19 à 01.00 / Vendredi et Samedi de 19 à 02.00 Combien ? Plats 21-22 € / Accompagnement 7 € / Dessert 11 € / Cocktails 14-15 €
Transport ? : M1 Vieux-Port
Des Questions ? : 06 02 04 07 59
Un lien ? : Cliquez-ici

Après de longs mois de silence, la groupie du Pianiste retrouve de la voix et rouvre avec de nouvelles propositions gourmandes et festives. Qu’on l'aime ou qu’on l'adore, ce bar er restaurant festif n’en finit pas de surprendre.

Il y a deux ans, cet établissement relançait de belle façon les soirées Piano Bar  au sein d’une nuit marseillaise qui ne semblait plus jurer que par les Dj sets. Au milieu de la rue Sainte, son cadré feutré et ses soirées endiablées eurent tôt fait d’attirer habitués et clientèle de passage, avides de pousser la chansonnette ou de jouer les divas en toute discrétion.

On ne change pas une recette qui gagne mais on peut l’améliorer. C’est ce qu’a souhaité faire l’équipe de la Groupie, profitant de l’interruption forcée dû à un sinistre pour peaufiner la décoration et enrichir sa programmation.

L’esprit néo-rétro très élégant inspiré par les années folles est toujours là mais de nouvelles tapisseries et moquettes renforcent le coté sexy du cocon où Maryline s’affiche aux côtés de Michel Berger, dont la chanson a donné son nom au lieu.

Les soirées Drag et piano disco seront les temps forts de la programmation. Don Giovanna, artiste drag « fille de Mozart et Madonna » (sic), mêle glamour et extravagance avec des soirées baptisées « Madame Monsieur » où pop et lyrisme s’entrelacent pour un moment hors du temps.

Les soirées Piano voix et DJ  avec Michael Amram et Matt Müller promettent elles aussi une expérience intime et vibrante, où les classiques seront revisités, mêlant piano, disco et électro et vous feront danser et pousser de la voix jusqu’à tard dans la nuit.

Sous la direction du mixologue Samuel Elkaïm, La Groupie dévoile des créations de cocktails audacieuses, pensées pour sublimer la carte gastronomique  et portant chacune le titre d’une chanson populaire.

« Gigi l’amoroso » (rhum, liqueur de Vanille, jus d’ananas et de citron vert, blanc d’œuf, coriandre et truffe noire) s’accorde avec le houmous maison aux agrumes avec une touche herbacée et une grande profondeur aromatique. « Résiste » (vodka infusée au jambon cru, liqueur de roquefort et de baguette grillée gousse d’ail et Bitter) qui se marie avec la Cocotte de camembert est l’expérience sans doute la plus surprenante et pourtant très aboutie. Et « Couleur menthe à l’eau » (tequila, mezcal, liqueur de cresson maison, sauce soja, sirop d’agave et jus de citron) s’accoquine accord avec des galettes végétariennes.

Rassurez-vous il existe des cocktails plus classique pour les moins aventureux.euses mais à quoi bon ne jamais sorti du lot ?

Côté restauration, c’est au chef de la Poule Noire mitoyenne, Thomas Fridlund, que l’on doit la carte de tapas, plats et desserts alliant créativité et savoir-faire, en parfaite harmonie avec les cocktails.

Travers de porc marinés au sirop d’arable. Tagliata de bœuf angus sauce chimichurri , filet de loup fumé au feu de bois et des galettes vegetariennes roulées  avec des compotée d’haricots rouges, guacamoles, mais grilles pesto) avec des frites maison, ecrasé de pomme de terre )à la truffe ou risotto.

En dessert du plus tradi mais toujours aussi gourmand : brioche pain perdu, crumble aux pommes et mousse aux deux chocolats.

Bref, une bonne façon de tordre le coup à la mauvaise réputation des établissements de nuit en terme de gastronomie.

Autant de réjouissance à partager en couple ou entre amis en mezzanine dans la petite salle de restauration (sur réservation) pour ceux qui souhaitent refaire le monde ou en rez-de-chaussée sur les mange-debout pour s’ambiancer entre deux bouchées.

Le Petit Plus : La Groupie est aussi ouverte à ceux qui ne souhaitent que consommer des cocktails aux comptoir (dans la limite des places disponibles)

Par Eric Foucher / Texte et photos