Quoi ? : Parcours de sculptures sous-marines
Où ? : Plage des Catalans 13007 Marseille
Quand ? : Toute l’année quand les conditions météo le permettent
Combien ? : Gratuit
Transport ? : Bus 81 arrêt Catalans
Des Questions ? : 06 24 82 27 01 / contact@musee-subaquatique.com
Un lien ? : Cliquez-ici

A quelques encablures du rivage marseillais, un nouveau musée accueille des visiteurs d’un nouveau genre : des palmipèdes masqués qu’un parcours sous-marin sensibilise à l’art, au sport et surtout à écologie.

Il est rare que l’on souhaite qu’un projet prenne l’eau. C’était pourtant le vœu le plus cher d’Anthony Lacanaud qui portait le projet du Musée Subaquatique Marseille (MSM) depuis plusieurs années et à qui il a fallu dénouer les écheveaux d’autorisations administratives complexes pour enfin faire toucher le fond à ses premières sculptures.

Car son projet n’est en effet pas banal qui propose au public de découvrir dix sculptures immergées à cent mètres seulement de la plage des Catalans – la première en ville du littoral marseillais – et à cinq mètres de profondeur. Si le concept existe ailleurs dans le monde – à Cancun notamment – c’est une première en France.

La visite impose donc quelques pré-requis comme celui de savoir nager deux cent mètres (cent mètres aller/cent mètres retour) et de pouvoir s’immerger avec un masque, tuba et des palmes à quelques mètres de profondeur. Pour le reste des recommandations et quelques conseils sont laissés à la bonne intelligence des visiteurs. Signaler à quelqu’un sur la plage que vous allez sur le site, accompagner des mineurs, s’équiper d’une combinaison quand l’eau est fraîche, s’y rendre en binôme et se servir d’une bouée sur site pour se reposer le cas échéant tombent sous le sens mais est rappelé sur le site.

Comme dans tout musée, il est bien sûr interdit de toucher aux œuvres d’autant que celles-ci vont être progressivement colonisées par des organismes marins, certains pouvant être urticants ou venimeux.

C’est d’ailleurs là un des grands intérêts de cette randonnée palmée culturelle qui à l’art et au sport ajoute une dimension écologique.  La visite va permettre de mieux comprendre comment fonctionne l’écosystème sous-marin et la nécessité de le protéger. Une partie de l’équipe composée de chercheurs et biologistes marins va étudier dans ce musée in progress les transformations qui s’opèrent.

Outre le fait de ne pas collecter coquillages, oursins, algues et autres organisme vivants, on vous encourage aussi à devenir acteur du changement dans la préservation d’un milieu trop longtemps négligé, surtout à Marseille où la pollution marine est d’autant plus visible que ses eaux sont cristallines. Ramasser les déchets trouvés sous l’eau durant vos trajets et maintenir le site propre sera l’une de vos bonnes actions.

Dix artistes ont déjà confié leurs sculptures aux aléas de la mer. Aux références directes à l’univers marin comme le Poséidon de Christophe Charbonnel, l’Oursin de Daniel Zanca, le Fish Of Marseille de Mathias Souverbie s’ajoutent d’autres œuvres comme la Graine et la mer de Davide Galbiati, Les Néréides d’Evelyne Galinski aux interprétations beaucoup plus métaphoriques. Leurs œuvres originales ont été moulées dans du silicone afin de créer un double en béton à la surface poreuse. Chacun d’entre eux a accepté l’idée de voir sa création lui échapper et lui laisser vivre sa vie aux milieux des éléments.

Chacun pour différentes motivations : voir son œuvre plongée dans un monde de silence, ses contours varier selon les lumières changeantes perçants la surface, ou le nature transformer son travail. Une dépendance du musée devrait être installée sur la plage des Catalans en 2021 afin de détailler le projet aux visiteurs puisque l’accès est libre depuis le rivage. Il se fait en toute sécurité puisque la zone est interdite aux bateaux à moteurs.

Le Petit Plus : Des visites guidées individuelles ou en groupe en apnée ou en bouteille sont organisées par le club partenaire le GRASM. Pour cela, il suffit de réserver votre session via le calendrier du musée sur le site.

Par Eric Foucher / Photos Guillaume Ruopollo