Quoi ? : Bar à huîtres / Restauration du midi
Où ? : 1 Rue Méry 13002 Marseille
Quand ? : Lundi-Mardi-Mercredi : 9h-20h / Jeudi-vendredi-samedi : 9h-23h30 (Période Covid : à emporter du mardi au samedi 10 à 18.00)
Combien ? : Huîtres de 13.20 à 24.20 la douzaine / Bulots 4 € la douzaine / Planches charcuterie et fromages italiennes (2/3 pers) 13 € / Vins (à emporter) de 12 à 34 € et 24 à 40 € pour les pétillants et champagne
Transport ? : M1 Vieux Port / T2 Sadi carnot
Des Questions ? : 06 79 28 36 26
Un lien ? : Cliquez-ici

Pouvoir déguster à toutes heures de la journée et en fin de soirée le week-end des belles huîtres accompagnées d’un banc sec ou pétillant, c’est ce que propose ce lumineux bar à huîtres. Que l’on soit un local de l’étape ou un visiteur de passage, on trinque en mode iodé !

Il n’est pas du sérail et ne s’en cache pas. Il en même fait le nom de son restau. Jean Pichinoty a quitté sa librairie de Hyères pour venir raconter d’autres histoires, celles de coquillages et crustacés cette fois. Amateur de fruits de mer, il passe professionnel à la faveur d’un voyage sur l’île de Ré où il a un véritable coup de foudre pour les cabanes à huîtres. Le Club Riviera en partance, il reprend à deux pas du Vieux-Port cet énigmatique bâtiment (un “Pouillon” dit-on attaqué par Invaders) dont les brises-lumière de l’étage qui abrite les réserves rappellent les fanons d’une baleine. Un beau clin d’œil à l’océan…

Juste le temps de rafraîchir le lieu d’une touche blanche et marine à côté des carreaux jaune tournesol, d’installer son petit banc d’écailler, de décorer les lieux des chouettes dessins de coquillages d’Emmanuelle Bentz qu’il peut ouvrir son nouveau bar à huîtres dans un bel emplacement, à la croisée des routes touristiques entre Vieux-Port et Panier.

Pour les amateurs du fameux mollusque, Jean ne propose qu’une sélection resserrée de spécimens emblématiques de Méditerranée (Tarbouriech – Bouzigues), d’Atlantique (Fines claires d’Oléron n°3 et 4) ou de la Manche (Christophe Levêque pour les spéciales d’Isigny et Asnelles, en 2 et 3) selon qu’on aime les huîtres creuses ou plates, fines ou charnues, plus ou moins iodées.

Privilégier la fraîcheur à la quantité, c’est également la politique maison sur les oursins de Gallice ou de Carry le Rouet (selon qu’on l’aime bien remplis ou plus typés), les couteaux, les bulots et crevettes cuites, les tourteaux, langoustine et les Saint Jacques selon les arrivages de saison, il va sans dire.

Une sélection bien sympathique de vins à des tarifs abordables accompagnera à merveille votre dégustation.  Entre autres trouvailles on pourra trinquer avec deux muscadet bio du Domaine de la Fessardière (“Sèvre et Maine”, cuvée “la Mer qu’on voit danser” ) et jouer la sécurité. Jouer l’audace et la découverte avec le vin de Dena Dela et sa vinification sous-marine dans la baie de Saint Jean de Luz qui donne une typicité originale (couleur légèrement verte et parfum iodé). Parfait avec les coquillages !

Le Petit Plus : L’offre de fruits de mer sera complétée dès que le restaurant pourra ouvrir par une cuisine du midi « simple mais pas simpliste « comme le taulier aime à le répéter avec un plat de viande, de poisson et un végétarien et une superbe vue sur l’Hôtel Dieu (alias l’Intercontinental) et l’Hôtel de ville depuis la terrasse ensoleillée.

Par Eric Foucher