Quoi ? : Bistrot & Café-Théâtre
Où ? : 11 Rue Beauvau 13001 Marseille
Quand ? : Mardi > Samedi de 9 à 17.00 / Jeudi et Vendredi de 19 à 23.30
Combien ? : Midi : Entrée-Plat ou Plat-Dessert 17.50 € / Verre de vin 4 €/ Soirée tapas : Petites assiette 7-8 €, charcuteries maison 13 €
Transport ? : M1 Vieux-Port
Des Questions ? : 06 80 71 18 58
Un lien ? : Cliquez-ici

En attendant les premières représentations du café-théâtre à l’étage, nous nous sommes invités chez cette nouvelle table de l’Opéra où le spectacle se joue aussi dans l’assiette. Ouvrez, ouvrez la porte du Zoizo !

Son nom sonne comme le titre d’un poème de Prévert. Mais c’est en pensant à Piaf que Mélodie Taisne, la jeune patronne,  a choisi le nom de son établissement à deux pas de l’Opéra. Bien lui en a pris, car sa gaité s’accorde à merveille avec la jolie terrasse et la vue imprenable qu’elle offre sur la façade art déco du célèbre monument marseillais. L’intérieur mérite le coup d’œil. En bardage de bois blond, le long comptoir ondule des hanches et cage d’escaliers tournicote vers l’étage promis à tous les spectacles dès l’automne avec sa petite scène et ses trente places.

Les lampes bulbes en déport au-dessus de petites tables bistrot aux délicats piètements, une bibliothèque transformée en coquette alcôve garnie de coussins offrent une atmosphère raffinée, égayée de touches florale. Est-ce là encore un clin d’œil à l’Opéra que ces touches art déco voulues par le frère de Mélodie, architecte prénommé Nelson puisque les parents eux aussi avaient l’oreille musicale ?

Avec cette adresse la jeune comédienne réalise ce rêve d’unir ses deux passions : la scène et la gastronomie. Avant de pouvoir programmer ses premières soirées de café-théâtre à l’automne, elle met en scène dès cet été un beau programme pour les gourmands avec sa chef Aurégane qui elle aussi est une cumularde avec ses CAP cuisine et boucherie.

Autant vous dire que niveau viandes (débitées sur places) et charcuteries préparées maison, c’est du grandiose. Que dire de notre cochon longue cuisson, fumé avec une fleur mystérieuse et des aiguilles de pin que l’on savoure jusqu’à cette couenne qu’on détestait enfant ? Qu’il fond tout simplement dans la bouche et qu’on n’en perdra pas un morceau.

Chaque jour une pièce de bœuf, un poisson et un plat à l’ardoise et quelques desserts maison pour lesquels on ne passera pas notre tour. Une simple crème au caramel beurre salé bien exécutée peut valoir tous les desserts du monde.

Tour de main, créativité mais aussi un approvisionnement de premier choix. Du locavore que l’on dévore les yeux fermés depuis le Pain Salvator, le café de la Torréfaction Mana d’Aix, la viande d’un éleveur de Gap, les légumes de maraîchers du coin sélectionné par la Drogheria, jusqu’au pastis de la distillerie de Forcalquier.

Les fins de semaine, le restaurant propose des soirées tapas avec de délicieuses assiettes à partager (sardines à l’ail, poulpe, charcut’ maison, etc.) et des sourires en mode open bar. Alors pourquoi se priver !

Le Petit Plus : la terrasse et ses grandes tables et transats pour partager un apéro dînatoire  dans un quartier qui a retrouvé de sa superbe et sa tranquillité avec ses artères piétonnes.