Marseille va une nouvelle fois devenir l’épicentre mondial du bowl. Red Bull Bowl Rippers revient faire trembler le béton marseillais avec trois jours de compétition et un casting XXL réunissant champions olympiques, stars des X Games, jeunes prodiges et meilleurs riders français.

Le bowl du Prado, une légende coulée dans le béton

Il y a des skateparks et il y a le Bowl du Prado.

Inauguré en 1991 face à la Méditerranée et dessiné par l’architecte Jean-Pierre Collinet, le spot marseillais est rapidement devenu une référence mondiale.

Inspiré des piscines californiennes dans lesquelles est né le skate moderne, il se distingue par ses cinq cavités aux formes arrondies, éclatées comme un trèfle, dont la plus profonde descend à 2,70 mètres.

Sa particularité ? Des courbes qui s’enchaînent presque sans interruption et permettent aux meilleurs riders de composer leurs lignes comme des surfeurs sur une vague sans fin. Une architecture si emblématique qu’elle a inspiré de nombreux skateparks dans le monde, notamment celui d’Huntington Beach en Californie, surnommé « Marseille replica ». Tony Hawk, John Cardiel ou Tony Alva sont également passés par ses courbes et ont contribué à forger sa réputation internationale.

Pour cette édition 2026, le monument va même changer de peau : Chloé Bernard, artiste et skateuse professionnelle marseillaise, réalisera une œuvre originale directement sur le bowl. De quoi ajouter encore un peu de couleur à un spot qui n’en manque déjà pas.

Un casting cinq étoiles

Difficile de rêver plus beau plateau. Chez les hommes, Marseille accueillera notamment Keegan Palmer, double champion olympique à Tokyo et Paris, ainsi que Tom Schaar, vice-champion olympique 2024. À leurs côtés, Cory Juneau, médaillé de bronze à Tokyo, Gavin Bottger, récent vainqueur des X Games, Luiz Francisco, Kieran Woolley, Alex Sorgente ou encore Danny León, vainqueur du Red Bull Bowl Rippers en 2023.

Le public marseillais aura évidemment les yeux rivés sur Vincent Matheron, enfant du pays et fin connaisseur de chaque courbe du Prado, qui défendra les couleurs françaises face à cette armada internationale.

Chez les femmes, c’est encore plus spectaculaire puisque l’intégralité du podium olympique de Paris 2024 sera réunie à Marseille : la championne olympique australienne Arisa Trew, la Japonaise Cocona Hiraki et la Britannique Sky Brown. À seulement 16 ans, Arisa Trew arrive également auréolée d’une nouvelle victoire aux X Games.

Sakura Yosozumi, championne olympique à Tokyo, Naia Laso, Ruby Lilley, Bryce Wettstein, Yndiara Asp ou Lola Tambling complètent un plateau particulièrement relevé. Côté tricolore, Madeleine Larcheron, Nana Taboulet et Émilie Alexandre auront à cœur de profiter de l’énergie du public marseillais.

Au total, onze nations seront représentées pendant ces trois jours. Une concentration assez vertigineuse de médailles et de talents sur quelques centaines de mètres carrés de béton.

Trois jours pour mettre le feu au Prado

Avant de laisser la place aux stars internationales, le vendredi 28 août sera consacré aux skateurs locaux. Trente riders de Marseille et des environs pourront se mesurer au mythique bowl lors des qualifications, avant une finale réunissant les six meilleurs. Début des hostilités à 14h30. Une manière plutôt réjouissante de rappeler que le Prado est d’abord un spot vivant, pratiqué toute l’année par les skateurs marseillais.

Le niveau grimpera encore de quelques étages samedi 29 août avec l’entrée en scène des pros. À partir de 17h30, une quarantaine de riders internationaux se lanceront dans les qualifications masculines avec un objectif : décrocher leur place pour le dimanche.

Et justement, dimanche 30 août, place au grand spectacle dès 13h30.

Les demi-finales féminines réuniront 20 skateuses tandis que 15 riders s’affronteront chez les hommes. Il n’en restera ensuite que six dans chaque catégorie pour les finales et une dernière série de runs où tout sera permis avant la remise des prix.

Par Eric Foucher / Photos Redbull