Quoi ? : Micro-maraîchage
Où ? : 603 Rue Saint-Pierre Marse ille
Quand ? : Chantiers participatifs tous les mardis de 9:00 à 16:00
Combien ? : Location d'un bac à cultiver : 52 € / an
Transport ? : Tramway 1 la Boiseraie
Des Questions ? : 06 63 54 51 03
Un lien ? : Cliquez-ici

Chacun porte en nous une part de ruralité mais elle est parfois enfouie très, très profond. A Marseille comme dans de nombreuses grandes villes la reconquête des poches vertes a commencé. A défaut de faire de nous des paysans urbains des opérations comme le Talus ont le mérite de nous reconnecter au vivant grâce au micro-maraîchage.

Transformer les « délaissés » aux abords des axes routiers en surfaces cultivables pourrait sembler une idée saugrenue pour le quidam moyen. Par pour Fréderic Denel, ancien entrepreneur dans la net économie qui,  après avoir suivi une formation dans le réseau « Fermes d’avenir », s’est piqué de valoriser des espaces aux abords de la toute nouvelle Rocade L2. Les premiers contacts ont été pris il y a trois ans pour parvenir à signer une convention tripartite avec le conglomérat d’entreprises qui gère l’équipement et l’état qui a mis à disposition gratuitement les 10 000 M2 pendant 25 ans. Des partenaires publics et privés pour l’amorçage – citons par exemple la marque Patagonia dont on connaît déjà les engagements environnementaux ou le Fonds épicurien qui soutient les projets d’alimentation durable au circuit-court et à la culture raisonnée – financiers, académiques (pour la formation)  techniques (pour l’équipement et la valorisation des sols) ont permis à l’opération de se monter très rapidement.

En un an seulement, ce qui n’était qu’un no man’s land remplis de déchets de construction est devenu un symbole d’une agriculture de proximité grâce aux efforts de Carl et Valentin , les deux emplois aidés sur site mais aussi tout une équipe de volontaires souvent novices qui a appris sur le  Talus. Le mesclun y pousse déjà. Le verger méditerranéen est en train d’être planté et une seconde parcelle, de l’autre côté de la coulée verte verra l’implantation de 800 bacs au tarif de location très réduit (1€/jour). Des fiches permettent à ceux qui n’ont pas encore la main verte des exemples de cultures par saison à cultiver dans son micro-jardin.

Une cantine permettra aussi de transformer les produits du site et ceux de la région afin de proposer des repas sains et variés aux habitants du quartier à faible pourvoir d’achat, notamment à ceux de la cité Air Bel qui lui fait face.

Ces projets pilotes bien réels sont là pour démontrer la faisabilité de l’opération et, l’avenir le dira, leur rentabilité à 3 ou 5 ans. Ce qui est sûr c’est que ce projet porté par Heko Permaculture a déjà réussi sa mission de sensibilisation et d’éducation si l’on en juge le nombre sans cesse plus élevé de personnes souhaitant s’inscrire aux ateliers participatifs mais aussi l’engouement pour la location de micro-jardins.

Le Petit Plus :  Dès les beaux jours, vous pourrez échanger autour d’un verre lors des apéros hebdo dans un décor naturel à souhait.

E.F