Quoi ? : Espace d’art contemporain
Où ? : 27 Rue de Chartrouse 13200 Arles
Quand ? : Tous les jours (sauf le mardi) de 10 à 19.00
Combien ? : 9€ (réduit 7 € ) / Gratuit – 18 ans, Arlésiens, bénéficiaires minimas sociaux
Des Questions ? : 04 84 84 89 69
Un lien ? : Cliquez-ici

À Arles, l’art contemporain s’offre un nouvel écrin. Installé dans une ancienne église du quartier de la Roquette, le Fonds Bustamante fait dialoguer patrimoine, création et transmission sous l’impulsion de l’artiste Jean-Marc Bustamante.

Jean-Marc Bustamante, retour aux sources arlésiennes

Ce nouveau lieu porte un nom et surtout une vision : celle de Jean-Marc Bustamante. Né à Toulouse en 1952, l’artiste occupe depuis la fin des années 1970 une place singulière sur la scène contemporaine, naviguant librement entre photographie, sculpture, peinture, dessin et installation.

Présent à plusieurs documenta de Kassel, à la Biennale de São Paulo, il a également représenté la France à la Biennale de Venise en 2003 avant de diriger l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris de 2015 à 2018.

Le choix d’Arles est tout sauf anodin. C’est ici que Bustamante fait ses premiers pas dans le monde de l’art au début des années 1970, notamment à travers la photographie et le musée Réattu.

Plus de cinquante ans plus tard, il y revient avec son épouse Myriam de Picciotto pour créer un lieu indépendant destiné à conserver et rendre accessibles son œuvre et ses archives, mais aussi à accueillir d’autres artistes et favoriser la transmission. Plus qu’un musée monographique, le Fonds se veut donc un espace vivant de création et de dialogue.

Une ancienne église métamorphosée en espace d’art

Le lieu participe largement à l’expérience dans le quartier de la Roquette

Le Fonds investit l’ancienne église Sainte-Croix dont les origines remontent au XIIe siècle et qui a connu de multiples vies avant cette nouvelle renaissance.

Pour la transformer sans en effacer l’histoire, Jean-Marc Bustamante a fait appel à l’architecte et designer Charles Zana, accompagné d’Éric Perez de Myamo.

Répartis sur trois niveaux, les espaces d’exposition jouent avec les volumes de l’ancienne église, ses perspectives et les traces laissées par le temps. L’intervention contemporaine se poursuit jusque sur la façade avec des carreaux de lave émaillée imaginés par Bustamante, tandis que Cristina Iglesias signe une sculpture monumentale mêlant aluminium et verre coulé.

À côté des espaces muséaux, Casa Jill, le café-restaurant du Fonds, permet simplement de prolonger la visite autour d’un verre ou d’une assiette, faisant du lieu une adresse où l’on peut aussi prendre le temps de rester.

Des œuvres en dialogue et une programmation vivante

L’exposition inaugurale, « En Miroirs », est présentée du 9 juillet au 30 octobre 2026.

Jean-Marc Bustamante a choisi de confronter ses propres œuvres à celles d’artistes qui ont accompagné son parcours ou avec lesquels il partage des affinités artistiques.

Gerhard Merz, René Daniëls, Cristina Iglesias, Jan Vercruysse, Reinhard Mucha, Thomas Schütte, Günther Förg, Franz West, Rodney Graham, Rémy Zaugg ou encore Tatiana Trouvé composent cette première constellation.

Photographies, peintures, sculptures et installations se répondent sans suivre une chronologie stricte, privilégiant les correspondances et les regards croisés. Une manière de découvrir Bustamante autant à travers son œuvre qu’à travers celles des artistes qu’il a admirés, côtoyés ou collectionnés.

Le Fonds entend poursuivre  avec deux expositions par an, notamment en résonance avec les grands rendez-vous culturels arlésiens. Rencontres avec les artistes, conférences, masterclasses, workshops et actions pédagogiques viendront compléter la programmation.

Par Eric Foucher / Texte et Photos