Quoi ? : Salon de Coiffure hommes, femme, enfants
Où ? : 10 Rue de l'Église Saint-Michel 13005 Marseille
Quand ? : Lundi > Vendredi de 9 à 18.00
Combien ? : 30 à 90 € / Couleur à partir de 63 € / Enfant (-50% jusqu’à 12 ans)
Transport ? : T1 Camas
Des Questions ? : 06 49 88 88 72
Un lien ? : Cliquez-ici

Miroir n’est pas un salon de coiffure comme les autres. Pensé par Marjorie comme un lieu intime, familial et ouvert à la conversation, il reflète une vision sensible de la coiffure et une envie claire : faire de chaque rendez-vous une parenthèse où l’on se révèle autant qu’on se transforme.

De Paris à Marseille, une trajectoire forgée aux ciseaux

Le parcours de Marjorie traverse plusieurs territoires. Après des études à Aix-en-Provence, elle part se former à Paris, où elle travaille de longues années dans de grandes maisons de coiffure. Elle y apprend puis y enseigne à l’académie Toni & Guy, référence incontournable à l’époque.

C’est là qu’elle se familiarise avec les coupes déstructurées et graphiques, celles qui ont profondément changé la façon de penser le cheveu, le mouvement et la structure.

Arrivée à Marseille il y a quatorze ans, elle enchaîne plusieurs expériences dans des salons de la ville, affine sa clientèle, construit une relation de confiance durable. Jusqu’au moment où l’envie devient évidente : ouvrir son salon, dans son quartier.

Miroir, un salon-appartement au cœur du Camas

Le nom de ce salon ne laisse rien au hasard. Miroir, c’est l’image que l’on renvoie, celle que l’on croit être, celle que l’on choisit de montrer, ou parfois d’éviter. Ici, le miroir est mobile, parfois absent, comme une invitation à se faire confiance autrement.

Le choix du Camas n’est pas anodin. C’est le quartier où vivent ses enfants, un quartier à l’esprit village encore très présent, mais traversé par une vraie effervescence. Marjorie y trouve un local à son image : de plain-pied, avec des airs d’appartement, où l’on se sent immédiatement chez soi.

Un buffet, un canapé, une grande table… Ici, tout invite à la proximité. Ce qui la séduit particulièrement : le double visage du lieu. Une vitrine sur rue, ouverte et accueillante, et au fond, un espace plus caché, plus intime, presque confidentiel.

L’ambiance oscille entre cocon chaleureux et touches disco, sans jamais tomber dans le décor figé. Les coupes s’adressent à tous (hommes, femmes, enfants) mais suivent une philosophie bien précise : la coupe sur cheveux secs (ndlr: elle peut aussi les faire sur cheveux mouillés si le client préfère).

Une approche essentielle pour travailler avec la nature et la texture réelle du cheveu, particulièrement pour les cheveux frisés. Résultat : des coiffures qui durent dans le temps, accompagnent la repousse et évoluent naturellement.

Chez Marjorie, il ne s’agit pas de transformer à tout prix, mais de révéler. Observer un potentiel que le ou la cliente ne voit pas toujours, guider avec douceur, créer une confiance qui s’installe séance après séance.

Un salon habité par la culture

Chez Miroir, la coiffure ne se vit pas en silence. Dans un coin du salon, une petite bibliothèque participative permet de déposer ou d’emprunter des livres – un prétexte parfait pour parler lecture, musique ou cinéma pendant que les ciseaux travaillent.

Marjorie imagine aussi le lieu comme un espace de culture évolutif. À l’entrée, la première salle peut accueillir expositions, photos, peintures ou événements ponctuels.

Le salon devient alors un terrain d’expression, au-delà du cheveu.

Le Petit Plus : Même l’humour a sa place ici. Dans la continuité des jeux de mots des salons de coiffure à l’ancienne, Marjorie a demandé à ses clients de proposer leurs pires calembours capillaires (« Faudra tif’hair, Diminutif, Love is in the hair », …)  qu’elle affiche… dans les toilettes, à hauteur d’yeux. Une galerie de mauvais goût assumé, drôle et collective.

Par Eric Foucher / Texte et photos