Il y a des clubs qui suivent les modes. Et puis il y a ceux qui deviennent des repères. Quinze ans après son ouverture, le Baby continue de faire danser Marseille sans avoir perdu son ADN : une jauge à taille humaine, une programmation pointue et une fidélité rare à la scène électronique.
Quinze ans de fidélité à la scène électronique
À l’heure où de nombreux clubs marseillais ont disparu ou changé de cap, le Baby Club fait figure d’exception. Depuis son ouverture, ce petit club du centre-ville a toujours préféré l’intimité à la démesure. Ici, pas de dress code, pas de bling-bling ni de politique tarifaire dissuasive. Avec une capacité d’environ 300 personnes, le Baby a bâti sa réputation sur une proximité rare entre le public, les artistes et l’équipe.
Cette identité n’a jamais varié, même si le lieu a constamment évolué. La décoration a changé, le système son s’est perfectionné, la programmation s’est étoffée, mais les valeurs fondatrices sont restées intactes : défendre une véritable culture club, offrir une liberté totale aux fêtards et proposer une expérience accessible à tous.
« L’esprit underground, des prix accessibles, pas de dress code et une vraie liberté dans le club. Quinze ans après, ce sont toujours les valeurs qui nous définissent. » — Sam, gérant du Baby Club
Cette fidélité explique sans doute sa longévité. Le Baby n’a jamais cherché à suivre les tendances du moment, préférant construire une identité forte qui a fini par en faire une référence de la scène électronique marseillaise.
« On n’a jamais surfé sur les modes. On est restés fidèles à ce que les gens sont venus chercher chez nous, tout en continuant à se renouveler. »
Parmi les souvenirs qui ont marqué ces quinze années, Sam cite sans hésiter les deux afters mythiques de Seth Troxler, venu jouer all night long.
« Voir Seth Troxler jouer toute la nuit, deux fois, dans un club de seulement 300 personnes… ça reste quelque chose d’énorme. »
Une nouvelle configuration pour une immersion totale
En 2026, le Baby Club ouvre un nouveau chapitre sans renier son histoire.
Le dancefloor adopte désormais un format Boiler, plaçant les DJs au cœur du public pour une expérience à 360°.
Le carré VIP a lui aussi été entièrement repensé afin de rapprocher encore davantage les artistes de leur audience.
Cette nouvelle configuration s’accompagne d’une programmation toujours plus ambitieuse, d’une sécurité renforcée et d’un système son Void Acoustics, unique à Marseille, qui confirme les exigences du club en matière de qualité sonore.
Ces derniers mois, le Baby a accueilli des artistes majeurs de la scène électronique comme Sam Paganini, NTO, Mosimann, Julien Jeweil, Popof, Tony Romera ou encore Romera, confirmant son statut de « petit club aux grands noms ».
Derrière cette programmation, Sam peut compter sur Jérôme Durand, qui partage avec lui la direction artistique et le travail de programmation.
Et quand on leur demande ceux qu’ils rêvent encore d’accueillir ? « Laurent Garnier ou Carl Cox… on signe tout de suite ! Si quelqu’un veut nous aider à financer, on est preneurs ! » (rires)
Par Eric Foucher / Photos Jimmy Botton






