Quoi ? : Bistrot méditerranéen (cafe, bar, déjeuner, apéro)
Où ? : 35 quai de Rive Neuve 13001 Marseille
Quand ? : Mardi à dimanche de 7.00 à 00.00
Combien ? : Verre de vin à 5 € / Plats du jour 14 à 34 € / Formule déjeuner à 25 € /Assiettes du soir à partager 6 à 20 €
Transport ? : M1 Vieux-Port/ Bus 60 et 61
Des Questions ? : 06 03 00 68 36
Un lien ? : Cliquez-ici

Sur le quai du Vieux-Port, cette adresse toute fraichement reprise s’ancre de nouveau sur le pavé avec une promesse simple mais solide : partager des moments vrais autour de bons produits. Derrière ce bistrot refait à neuf, trois associés portés par une même envie : celle de recréer l’atmosphère d’un « cabanon » distingué, décidément familial, où l’on vient pour manger, respirer et se retrouver.

Le goût des autres, version bistrot

Le Café des Arts a eu plusieurs vies : aujourd’hui, Jean-Baptiste et ses deux associés – Florian et Lorenzo – lui donnent un souffle joyeux, ripailleur et plus personnel.

Si Jean-Baptiste s’est fait connaitre avec le Balleti – une boite évènementielle incontournable de la ville devenue ensuite un spot d’apéro ultra festif sur le port – il revient aujourd’hui de l’intensité de cette aventure pour proposer quelque chose de plus intimiste et de plus habité. En clair, un bistrot à son image, en lieu et place d’un Café des Arts si bien localisé.

« En reprenant cette affaire, je m’inspire finalement encore du Baletti, qui est une fête de village provençale où l’on se mélange, où l’on trinque, on l’on rit, où le temps s’étire un peu ». Tout est dit.

Aujourd’hui donc, retour aux sources. Avec cette nouvelle adresse, Jean-Baptiste, Florian et Lorenzo – trois têtes pensantes souriantes — recentrent le propos : moins de fête, plus de goût.

Mais toujours, en fil rouge, cette envie de rassembler, autour d’une table, d’un comptoir, d’un verre bien dosé. Florian, bartender reconnu (qui officiait déjà au Baletti), signe une carte de cocktails soignée, tandis que Lorenzo insuffle aux fourneaux une touche de méditerranée savamment twistée.

Des classiques food qui prennent le large

Dans les assiettes, d’ailleurs joliment rétro avec leurs fleurs à l’ancienne, le ton est donné : les plats servis par Lorenzo sont copieux, pensés pour être partagés (ou pas), entre tradition respectée et détournements culinaires très « canaille ».

Ce chef italien, anciennement second d’Alexandre Mazzia, dégaine les plats à tambour battant : vitello tonnato et câpres frites, carré de veau à la milanaise et ketchup de poivron grillé, ceviche d’espadon et gel d’agrumes d’exception… Un seul verdict : c’est si bon.

Mais deux plats signature font parler d’eux : la bouillabaisse en croûte de pain tout d’abord, servie en cassolette, assurément réconfortante, que l’on déguste comme un trésor de la mer. Et puis, les pâtes à l’ail des ours, « les pâtes que l’on dévore tard le soir, après la fête » souffle Lorenzo, devenues incontournables aussi bien par leur intensité d’assaisonnement que par leur vert saisissant.

Chaque jour, au menu, une alternative viande, végé et pasta comble tous les gourmets. Le soir, les petites assiettes chiadées s’accumulent allègrement entre deux nectars.

Un QG plein de vie

Au gré des journées, du café à l’apéro, le lieu trouve peu à peu son tempo. À partir de 16h, le soleil baigne la terrasse et les rires déployés se font écho pour prolonger la journée.

Mais au Café des Arts, point de chichis, tout est libre et permis : on s’installe au comptoir, on partage les mets et les breuvages autant que les légendes.

L’ambiance ? Décontractée, 100% vivante, sans prétention. Certains viennent pour se sustenter, d’autres pour jouer aux cartes ou simplement discuter ; c’est là l’âme d’un QG de quartier.

Dans les détails et la déco aussi, l’histoire se raconte : des plaques murales héritées du grand-père, premier imprimeur marseillais.

Jean-Baptiste se fait accompagner de sa sœur, relayer le matin par son père. « Ici, tout est affaire de famille, de transmission et de sincérité », conclue-t-il, apaisé. C’est peut-être ça, au fond, la réussite du Café des Arts nouvelle version : une adresse qui ne cherche pas à en faire trop, mais qui touche juste, entre cuisine habitée, configuration cabanon et convivialité.

Par Pauline Puaux / Texte et photos