Planqué derrière la Préfecture, ce spot solaire fait monter la température. Au menu du bar-restaurant audiophile Solstice : des assiettes à partager, des cocktails gouleyants et DJ sets énergisants pour des soirées évolutives.
Un nom qui donne le ton
Solstice n’a rien d’un hasard. Ce projet a été imaginé par Oriane et Sarah, deux associées qui se sont bien trouvées : quand Oriane orchestre toute la programmation musicale, Sarah signe une proposition food des plus soignées.
Le nom de leur établissement, date du calendrier millénaire qui évoque un renouveau saisonnier, a été pensé pour être compréhensible à l’international. « Nous invitons des artistes et DJs du monde entier » confirme Oriane, tout sourire. C’est un hommage au solstice d’été, celui qui célèbre aussi la fête de la musique, élément fondateur du lieu.
À l’inverse des bars audiophiles de tradition japonaise (les « jazz kissa ») réputés pour leur ambiance sombre et feutrée, Solstice est un shoot de luminosité.
« On voulait casser les codes et distiller la chaleur un peu partout. Dans les saveurs exotiques du menu, dans les teintes de notre déco, dans la musique proposée » ajoute Oriane. Disco, house, jazz, funk… Tout est bon pour danser sans modération.
Assiettes de compèt, bande-son de fête
Qui dit Solstice dit plaisir partagé.
Au menu ? Des assiettes généreuses, pensées comme de vrais plats, avec une carte courte et de saison, à l’influence asiatique assumée.
La proposition est plus concise le dimanche midi (un plat de viande, un plat veggie) : « cette semaine, ce sera le burger de poulet karaage, avec sa sauce huître, sa mayo japonaise légèrement sucrée et son chou vinaigré. La version végé ? Des pleurotes et brunoise de pomme de terre », annonce Sarah, depuis sa cuisine ouverte.
Au bar, des cocktails signature, une carte des vins bien sourcée (qui chouchoute les producteurs locaux, la vinification nature) et une recherche permanente d’harmonie entre les mets, les breuvages et l’empreinte sonore des DJs. Ici, la musique n’est jamais un décor : elle guide la soirée.
Une expérience immersive entre apéro et dancing
Une fois entrés chez Solstice, la déco annonce la couleur : comme ce soleil lunaire XXL emblématique qui trône au-dessus du comptoir ou les enceintes sur-mesure signées du designer Mateo Garcia.
L’ambiance est enveloppante, incite à la décontraction, à une douce forme d’abandon.
L’architecte Benoit de Maison Palas a entrepris un travail d’orfèvre (banquettes, tables bistrot, DJ Booth, bar, volumes rétro…). « Tout a été pensé, jusqu’au niveau des baffles et des enceintes, pour que le son se disperse de la bonne façon », Solstice se divisant entre le rez-de-chaussée et l’étage, deux univers d’abord distincts puis complémentaires.
Une programmation évènementielle qui a la bougeotte
Dîners à quatre mains avec des chefs invités, soirées ou journées thématiques (comme celle de la fête du Têt), DJ sets pointus, artistes de passage et un mini-festival – pour « notre Solstice de Printemps », sic – le lieu multiplie les propositions.
La clientèle, c’est un mélange euphorisant de voisins et figures du quartier, de mélomanes chevronnés, de noceurs légers, de générations croisées…
On arrive pour boire un verre, on reste pour dîner et on finit sur le dancefloor, à s’agiter.
Texte par Pauline Puaux – Photos : Pauline Puaux, Cécile et Oriane








