À l’entrée du Cours Julien, La Mûrisserie est l’un de ces lieux hybrides dont Marseille a le secret. À la fois café-restau-bar, espace de travail, laboratoire artistique et scène culturelle, cette adresse collective fait dialoguer gastronomie, création et engagement dans un espace XXL.
Une mémoire populaire
Ancien lieu de stockage de bananes et de dattes, La Mûrisserie puise dans cette mémoire vivrière l’origine de son nom et de son identité populaire. On chuchotte même que le nom « cagole » y serait né, décrivant les ouvrières en cagoules au franc parler.
Les trois associés fondateurs du projet ont souhaité en faire une aventure profondément communautaire. Le lieu s’est construit autour d’un collectif d’une cinquantaine de résidents, artistes, indépendants et créatifs qui le font vivre au quotidien.
La Mûrisserie s’organise comme un véritable écosystème collaboratif.
En rez-de-chaussée le café-restau-bar vous accueille avec ses espaces d’expo. A l’étage les espaces de coworking, ateliers, studios, salle de danse (afro-vibes et de Yoga-Pilates, bureaux partagés à la location en courte ou longue durée.
Avec la salle de concert annoncée prochainement en sous-sol, ce ne sont pas moins de 2000 M2 qui seront aménagés entre le Cours Julien et la rue Bedarrides dans laquelle débouche le lieu.
Une table conviviale du midi au soir
La Mûrisserie, c’est aussi un nouveau spot gourmand, fidèle à l’esprit du lieu : simple, généreux et accessible.
Le café-restau-bar propose une offre pensée pour accompagner les différents temps de la journée, du déjeuner au verre du soir.
Chaque semaine, l’adresse propose une formule simple et bien pensée, articulée autour d’une soupe (ou d’une salade aux beaux jours), d’un plat du jour – toujours décliné avec une option végétarienne – et de gâteaux maison, avec à l’ardoise selon l’inspiration un hachis Parmentier au bœuf effiloché, une saucisse au fenouil et sa mayonnaise fumée ou des linguine au pecorino vieux et tomates séchées.
Un bar et une cantine aussi !
Aux commandes, la cheffe Lea Simon développe une comfort food nourrie d’influences asiatiques et végétales, entre frites fraîches sauce ranch, pizzette tomate-mozzarella, porc Hong Shao à la sauce sésame et jus de viande, plat végétarien autour du potimarron rôti, bouillon coco-citronnelle aux légumes et dessert de mousse ricotta au kaki et crumble.
Dans ce vaste espace, on peut aussi bien s’attabler que prolonger la soirée autour d’un cocktail de Dylan, le mixologue maison.
On vous recommande chaudement son cocktail fétiche, le « Léon » à base de vodka, noisette, café, poire, citron.
Un laboratoire culturel en mouvement
Plus qu’un simple lieu de vie, La Mûrisserie revendique une forte dimension culturelle. Expositions, débats, DJ sets, concerts, performances, spectacles ou cours de danse s’y succèdent toute l’année.
La programmation intègre ceux qui incarnent le lieu depuis ses débuts (DJ set du studio Boonce, show de danse engagé de Julie Marie, les live soul funk du collectif Blasta avec Léo, les expositions de Cyrielle, Maxime et Eve) mais fait aussi la part belle à des invités pour plus d’éclectisme, entre performance live et dj sets.
La Mûrisserie se pense comme une plateforme d’expression pour les talents émergents et confirmés, un espace de rencontres et de transmission, où la création se vit au quotidien
Le Petit Plus : Une extension prochaine verra l’ouverture en sous-sol d’une salle pensée pour accueillir spectacles, concerts et événements.
Par Eric Foucher / Texte et photos












