Quoi ? : Restaurant, bar audiophile et galerie
Où ? : 36 rue d’Aubagne 13001 Marseille 
Quand ? : Mercredi 18:00-00:00 /Vendredi > Dimanche 17:00-02:00
Combien ? : Assiettes 9-15 € / Tapas 6-11 € / Verres de vin 5-8 € / Cocktails 9-13 € / Bières 5-8 € 
Transport ? : M1 Noailles
Des Questions ? : 09 50 15 78 16
Un lien ? : Cliquez-ici

La rue d’Aubagne accueille une nouvelle adresse, plus hybride encore qu’il n’y paraît. Loin d'être un concept fourre-tout, le Yuzu Record Bar revendique trois identités parfaitement complémentaires : restau, bar audiophile et galerie.

Un bar pour les esthètes du son

Après le bas et le haut, c’est au tour du milieu de la rue d’Aubagne jouir de belles métamorphoses. Juste en face du restaurant asiatique Gingembre, les raisons de franchir le seuil de Yuzu sont plurielles. Il y a d’abord ce petit monde qui se masse pour discuter devant l’entrée, et le volume généreux  de l’adresse – articulé autour d’une mezzanine – que l’on devine déjà derrière la vitre.

Le nom a tout pour séduire : aussi attractif avec son caractère exotique qu’évocateur de la couleur jaune qui prédomine à l’intérieur.​

Le Yuzu Record Bar s’adresse  aux mélomanes exigeants avec en guise de guide suprême, l’oreille experte de Timothé Faure.

Au cofondateur de Yuzu et membre fondateur du collectif et label Kumquat – qui s’affirme depuis une décennie comme acteur de la scène house/minimale tant sur Paris que sur Marseille – le bar audiophile doit une programmation de DJ set millimétrée qui ne se limite pas à la musique électro, mais donne à entendre  des pépites jazz, musiques du monde en passant par quelques inclassables. 

Pour une restitution précise et une qualité d’écoute sans pareil, le lieu a été confié à Palladium qui a façonné un système son unique pour Yuzu.  Résultat ?  Un son enveloppant, d’une netteté rare, qui fait de chaque session d’écoute une expérience à part, sans vous frustrer d’échanges facilités par une série de cocktails signatures .

Des cartes contractées mais soignées

La cuisine jouxte le bar, terrain de jeu du chef brésilien Matheus, qui sous la houlette de Quentin Zuddas ( cofondateur de Yuzu et Ex Frenchie, Paris) donne à goûter une cuisine méditerranéenne déclinée en deux cartes.

Des tapas à partager et, pour les rétros nostalgiques, une dizaine d’assiettes plus généreuses à garder pour soi. La perfection des assaisonnements en est le fil rouge.

Mention spéciale pour le ceviche de muge, pêché dans la Grande Bleue avant d’être découpé, arrosé généreusement de jus de citron, coiffé de coriandre, d’oignons rouges finement taillés et de pickles de piment, puis lové sur une onctueuse purée de patate douce qui contrebalance à la perfection son acidité. Second souvenir ému : le chou farci et les beignets de poireaux se disputent la vedette, impossibles à départager.

Pour accompagner ces assiettes, Yuzu fait la part belle aux vins natures sans jouer les ayatollahs.

Une galerie vivante

Troisième membre du triptyque, Malo, galeriste et curateur, habille les deux niveaux d’œuvres soigneusement sélectionnées sur les murs du rez-de-chaussée et la mezzanine.

Ces temps-ci, quatre artistes – Tarek Benaoum, Bobar, Théo Ouaki et Zeklo – investissent les lieux jusqu’à fin janvier, en entrée libre, pour une exposition qui fait dialoguer calligraphie contemporaine, illustration, céramique et héritage graffiti.​

Le Petit Plus : Des live band devraient bientôt compléter le line up.

Par Astrid Briant (texte et photos)