Quoi ? : Restaurant – Four à bois
Où ? : 39 Rue César Aleman 13007 Marseille
Quand ? : 7/7 midi et soir
Combien ? : Entrées 8-16 € / Salades 19-21 € / Pizzas 18-20 € / Plats 20-25 € / Viandes & poissons grillés 23-45 € / Desserts 7-8 €
Transport ? : Bus 54 Catalans
Des Questions ? : 04 91 59 22 02
Un lien ? : Cliquez-ici

Institution des Catalans depuis 1987, Le Romarin renaît sous la houlette de la famille Paoli et de Diane Giorgetti. Même four à bois, même âme de resto de quartier – mais des nappes fraîches, une cuisine 100 % maison et une pizza marseillaise qui ne triche pas. 

Une histoire de famille

On ne s’improvise pas restaurateur chez les Paoli. Mathieu tient déjà le Oaï rue Sainte, sa sœur Manon pilote quant à elle le Pulp , grand bar à bière du cours Julien épaulée par la Mama. Avec Diane, l’associée « devenue famille », le trio rêvait d’une terrasse et d’un four à bois.

C’était sans compter Le Romarin, tenu vingt ans durant par Françoise et sa fille Jenny et sur le point de raccrocher.

Les braises du four y crépitent depuis 1987.

La marseillaise, la vraie

Mais, attention ! Ici, on ne dira jamais « pizzeria ». Le Romarin est un restaurant à four à bois où la pizza n’est qu’une facette.

Oubliez la napolitaine à la mode : place à la pizz’ bien marseillaise. Réalisée avec pâton généreux qui excède généralement les 400 grammes, elle donne à croquer une pâte fine et croustillante. Testée et approuvée,  la sacro-sainte moitié-moitié emmental-anchois, ail, origan, gratinée deux minutes.

Autour d’elle à la carte, presque tout passe au four à 400 degrés : parmesane d’aubergine, poisson grillé, os à moelle et surtout les pièces de viande – agneau, bœuf, cochon, andouillette – saisies directement à la braise pour ce parfum fumé inimitable.

Sans oublier le storzapretti corse, les fameuses boulettes de brocciu menthe-épinards rôties dans la tomate au goût de reviens-y.

Du corse dans le verre

Tout sort maison, de la sauce tomate aux frites et à la salade César.

Viande de la boucherie Lerda, primeur qui livre chaque jour, farine italienne : le sourcing ne bluffe pas.

Côté fraîcheur, salade de seiches montée à la rouille et burrata sur son velouté de courgettes. Dans le verre, le clan assume ses racines : Cap Corse Mattei, Casanis « né à Bastia, fabriqué à Marseille », vins corses, cassis et Coteaux d’aix. 

Le Petit Plus : Une terrasse presque vue mer qui ne désemplit pas jusqu’à tard le soir.

Par Astrid Briant (Texte et Photos)