Des sushis qui défilent sur tapis roulant, une ambiance de listening bar japonais des années 70 et des assiettes ultra pop qui tournent sous les néons… À première vue, Matsuri Marseille avait tout du concept marketing un peu gadget. Et pourtant, derrière le décor immersif et le ballet des assiettes, l’adresse cache une vraie bonne surprise : des produits préparés sur place, des prix accessibles et une expérience aussi ludique qu’efficace.
Le kaiten sushi version française
Installé rue Paradis, Matsuri n’est pas exactement un nouveau venu.
L’enseigne a été la première à importer en France le système japonais du kaiten sushi – ces célèbres tapis roulants où circulent les assiettes que l’on attrape au fil de ses envies.
Développé par un ancien de Sushi Shop, le concept s’est progressivement développé dans plusieurs grandes villes françaises avec une idée simple : rendre la cuisine japonaise plus décontractée, accessible et vivante.
Mais Matsuri ne joue plus seulement la carte du sushi. Si les classiques sashimis, california rolls, tatakis ou gyozas restent évidemment présents, la carte s’est largement étoffée avec des créations plus pop et contemporaines : taco nori, sashizza, onigiris, sandos japonais, bentos chauds ou encore ramen réconfortants l’hiver.
Le tout avec une vraie fabrication sur place et une cuisine qui, sans prétendre rivaliser avec les grandes tables japonaises, reste franchement plus qualitative que ce que le côté chaîne pourrait laisser imaginer. Les prix, eux, restent particulièrement raisonnables au regard de l’expérience proposée.
Un décor immersif inspiré des listening bars japonais
Chaque restaurant Matsuri possède sa propre identité architecturale. À Marseille, le lieu imaginé par l’architecte Jessica Millés tourne entièrement autour de la musique et de l’esthétique des Hi-Fi listening bars japonais des années 70.
Derrière la façade discrète du 74 rue Paradis, on découvre un véritable décor de capsule rétro-futuriste.
Grandes structures octogonales en bois, vitrail pastel diffusant une lumière douce, mobilier brutaliste sur mesure, mosaïques, chrome tubulaire, vinyles aux murs et même quelques bornes d’arcade qui renforcent le côté pop et immersif du lieu.
L’ensemble réussit surtout à éviter l’écueil du faux Japon caricatural. Ici, l’univers reste cohérent, chaleureux et presque cinématographique. Entre le kaiten central, les espaces cocktails, le DJ booth actif du jeudi au samedi et le corner Matsu Café à l’entrée, le restaurant fonctionne davantage comme un lieu de vie hybride que comme un simple sushi bar.
Une expérience ludique, rapide et convaincante
C’est finalement là que Matsuri fonctionne le mieux : dans l’expérience très fluide qu’il propose.
On s’installe, les assiettes tournent devant soi, on pioche selon ses envies, son budget ou sa faim, sans attente ni véritable protocole. Le concept devient presque addictif.
Pour une pause déjeuner en solo, le système est redoutablement pratique. En famille aussi, le lieu fait mouche : les enfants restent hypnotisés par le tapis roulant pendant que les adultes peuvent manger tranquillement. Et contrairement à beaucoup de concepts très visuels, la cuisine suit réellement derrière.
Mention spéciale aux créations signatures plutôt bien exécutées, aux desserts japonais régressifs – fluffy cheesecake, mochis glacés, donuts yuzu ou cookie matcha – ainsi qu’aux boissons du Matsu Café qui prolongent l’expérience entre latte, ube latte ou matcha gourmand.
Le Petit Plus : A l’entrée le Matsu café et les bornes de commandes à emporter
Par Eric Foucher / Texte et Photos











