Cuisine végé, boissons fermentées, plantes sauvages et grand jardin bucolique pour se restaurer au soleil : aux Chutes-Lavies, le Café Comète trace sa belle trajectoire.
Une cuisine des communs
Dans le quartier des Chutes-Lavie, Benjamin Stern et Sophie Biamino ont planté leur étoile. Le Café Comète, cantine végétarienne nichée dans le parc du Tiers-Lab des Transitions. Ici, ils réinventent depuis janvier l’heure du déjeuner à coup de plats qui changent chaque jour, de boissons fermentées maison et de fleurs sauvages cueillies.
Cent pour cent végétarienne, toujours dotée d’options véganes, la carte du Café Comète tient sur une ardoise qui se réécrit chaque matin.
Benjamin s’approvisionne via la Plateforme Paysanne Locale, Keramis pour les légumes bio du Vaucluse, Mycotopia pour les champignons, et confie la panification à Criscito, la boulangerie au levain de la Cantine du Midi, épicerie solidaire du quartier.
Rien n’est jeté : les épluchures finissent en chips, les fonds de plat du jour réapparaissent demain transformés, poussant chaque matin la créativité un cran plus loin.
Côté boissons, tout sort de la cuisine : kombucha maison, ginger beer maison, citronnade fraîche. Pour les soirées événementielles, c’est la cave Ronder des Cinq Avenues qui fournit les vins bio et nature du Languedoc, Zoumaï pour les bières artisanales.
Dans l’assiette, le jardin entier
C’est Camille Gagné, troisième membre de l’équipe et véritable encyclopédie vivante des plantes sauvages – elle a co-écrit un livre de recettes de cueillette avec l’association les Bigoud’, qui apporte à chaque assiette sa signature botanique.
Ce jour-là, l’omelette aux pleurotes, mousseuse et généreuse, était piquetée de fleurs d’oxalis et d’acacia cueillis le matin même dans le jardin. À côté, une butternut râpée crue à l’orange baignait dans une huile verte aux orties, persil et sarriette — des herbes poussées dans les bacs maison.
La soupe givrée de navet doré, glacée au sirop pomme-anis étoilé, jouait la carte de la surprise fraîche et minérale, tandis qu’une poignée de pois chiches grillés et du riz au curcuma frit complétaient le tableau avec leur croustillant réjouissant.
Une entrée à cinq euros, un plat à douze : pour ce rapport qualité-intention, on reviendrait tous les lundis.
Le Petit Plus : Certains week-end, le Café Comète se mue en guinguette festive : les brunchs musicaux — tapas à partager entre six et huit euros l’assiette, concerts live dans le jardin — ont déjà réuni jusqu’à trois cents personnes en une journée. Le calendrier s’étoffe mois après mois, et la belle saison promet de belles tablées sous les étoiles. À suivre de très près sur Instagram.
Par Astrid Briant / Photos AB et Café Comète









