Dans le quartier tant apprécié de Saint-Victor, Mañana est LA nouvelle adresse super cosy où l’on savoure le jour J. Derrière ce « café olé », où la proposition espagnole est à tomber, se trouvent Diane, François et Laurent, trois entrepreneurs pleins d’idées.
Un café de quartier à la signature ibérique
Quand on approche de la devanture de Manana (qui signifie « demain ») – et de ce nom évidemment chantant – une question se pose naturellement : pourquoi l’Espagne ? Parce que Mañana est avant tout une histoire de racines et de passions croisées : celle de François, d’origine uruguayenne, de Diane, nourrie de culture espagnole depuis toujours car originaire de Nimes, et de Laurent, leur associé, Colombien et torréfacteur passionné (Café Lauca). À eux trois, ils dessinent une identité commune tournée vers le Sud.
Cette évidence est aussi culinaire – et se voit presque comme un choix inédit – dans une ville où l’Italie domine déjà largement les menus.
Ici, l’inspiration ibérique s’exprime en toute liberté et en toute décontraction, comme un projet de vie « venu des tripes » et assumé.
« On songe à s’installer en Espagne un jour, on est connectés à cette culture » confient Diane et François d’une même voix. Ouvrir les frontières sur une nouvelle proposition du quotidien, voilà qui est malin.
Repaire gourmand et ode à l’instant présent
Chez Mañana, Diane et François (d’ailleurs ancrés à Saint-Victor avec Bagnat, leur sandwicherie voisine qui cartonne depuis 4 ans), ont pensé un lieu qui se distingue des coffee shops trop neutres et trop épurés. Ici, on vient boire et grignoter quelque chose de bon, on discute, on lit le journal local, on observe les mouvements du quartier depuis la jolie baie vitrée, on ne se réfugie pas derrière un écran (d’ailleurs, il n’y a délibérément pas de wifi). Et François d’ajouter : « On vit tout simplement le moment, au présent, sans penser à demain ».
Au service, et pour compléter l’équipée, Alicia et Soleille sont d’une douceur sans pareil.
La carte ? Courte et maîtrisée : des cafés de spécialité, des déclinaisons de latte (matcha, golden, ube) mais aussi des boissons typiquement espagnoles comme le bombón (moitié café, moitié lait concentré).
Pour la faim ? Une offre d’abord espagnole : pan con tomate, jambon ibérique belota (un véritable bonbon de cochon) ou encore le fameux bocadillo (pain, huile d’olive, jambon ibérique). Les douceurs (cakes, cookies, marbrés), incontournables du café, sont maison. La tradition française est également respectée, avec son lot de viennoiseries potelées (signées de la boulangerie Ludivine) et ses tartines beurrées.
Un lieu plein d’âme(s)
Coloré, vivant, en relief et texturé : Mañana tranche avec les codes décoratifs minimalistes trop souvent retrouvés. Diane y a signé une fontaine en céramique inspirée de l’Andalousie, les murs se sont parés de bleus rêveurs (clin d’œil aux teintes de l’Amérique latine), les carreaux en céramique racontent un Sud plein soleil.
Quand ce n’est pas la radio espagnole, la playlist oscille entre flamenco, groupes gipsy et Bad Bunny.
Prochaine étape ? Une terrasse sur Corderie, que Diane et François attendent avec beaucoup d’impatience, « même si nos clients peuvent aisément profiter de la terrasse de Bagnat », et qui sera le prolongement logique de leur petit espace déjà si bien pensé. « On aimerait aussi prendre un chien, que l’on compte appeler Jamon ». Un nom cohérent pour la future mascotte incontestée du café.
Texte par Pauline Puaux / Photos : Pauline Puaux et ©vendredi.agency












