À deux pas de Noailles, KRM Café n’est pas un coffee-shop de plus sur la carte marseillaise. C’est un lieu à l’âme forte, pensé comme un point de rencontre et un terrain d’expression. Ici, le café est un prétexte à la conversation et à la mise en lumière de talents méditerranéens émergents.
Entrez dans la danse
Derrière KRM, il y a Karim Naar, chorégraphe, directeur artistique et passionné de café. Longtemps client de cafés comme espaces de respiration entre deux projets artistiques, il rêvait d’un lieu simple, accessible et sincère.
Une campagne de financement participatif, le soutien des amis et proches et beaucoup d’huile de coude lui ont permis de surmonter les obstacles sociaux, le manque de moyens et de rénover ce local à son image.
Après une première expérience chez Joli Rouge, rue d’Aubagne, où il affine son savoir-faire et teste son concept, Karim ouvre enfin KRM, convaincu que le café peut être un puissant vecteur de lien social et culturel.
Et ça marche. Si vous poussez la porte du café un samedi après-midi, vous serez bluffés par ce mélange joyeux des communautés et de générations.
Le lieu et l’atmosphère : un café-galerie à l’âme chaleureuse
Installé 12 rue Rouget de Lisle (ndlrl: compositeur de la Marseillaise, ça ne s’invente pas), entre Noailles et le Vieux-Port, KRM Café cultive une atmosphère profondément accueillante.
Mobilier chiné, lumière douce, œuvres accrochées aux murs : on s’y sent immédiatement « comme à la maison ».
À la carte, Karim revisite les classiques du café à travers ses racines maghrébines (algérienne et marocaine) : espresso à l’eau de rose découvert en Tunisie, tahini latte, matcha à la fleur d’oranger, jus de bissap…
Sans oublier les pâtisseries maison que prépare sa tante : cornes de gazelle, gâteaux au miel et à la figue, dattes fourrées. Un café de spécialité exigeant, mais jamais élitiste.
Boutique et galerie pour mettre en lumière les jeunes talents méditerranéens
KRM, c’est aussi un espace de création et de transmission.
Le café accueille une galerie dédiée aux artistes et créateurs émergents, majoritairement marseillais, du Maghreb ou du bassin méditerranéen.
Sur les portants les vêtements de Camélia Barbachi (Chez Nous) produits entre France et-Tunisie, les créations artisanales aux teintures végétales du label marseillais Djeia fondée par une Franco-Algérienne, les très belles pièces streetwear du Ghorba Club qui revisite les maillots de sport ou bien encore des pièces très confort de workwear japonais.
Au fond du local les murs se transforment en cimaises. Photographies, œuvres visuelles : les expositions collectives sont renouvelées tous les deux à trois mois et raconte une histoire avec une dimension solidaire – une partie des ventes étant reversée à des associations.
Le Petit Plus : L’étage va bientôt accueillir un petit salon marocain. L’aménagement du sous-sol permettra lui d’accueillir un petit studio de danse, clin d’œil naturel au parcours artistique de Karim.
Par Eric Foucher/ Texte et photos









