Quoi ? : Cuisine Méditerranéenne
Où ? : 84 Quai du port 13002 Marseille
Quand ? : Ouvert 7j sur 7j / Service en continu 10-20h / Le soir Jeu > Sam
Combien ? : Entrée + Plat 22 € (26 € avec le dessert) le midi
Des Questions ? : 04 95 09 15 91
Un lien ? : Cliquez-ici

La seconde adresse de Michel Portos est le fruit d’une joyeuse rencontre. Celle d’un bistrot parisien qui aurait croisé une terrasse marseillaise. De leur union est née une cuisine pleine d’envies.

A l’instar de l’emploi du temps de l’architecte et designer François Champsaur, enfant du pays travaillant à Paris, le Poulpe renoue l’axe nord-sud. Il allie l’élégance discrète faite de marbre et miroirs dorés à la sensualité latine où des coussins chatoyants se lovent dans de profonds fauteuils façon rotin. Avec son design contemporain tout en rondeur, brillance et originalité, le Poulpe s’impose comme la plus belle réussite de ce côté du Port où la seule vue sur la Bonne Mère semblait justifier chez de nombreux confrères l’indigence décorative. Du bar qui fait des vagues aux luminaires en grappes, en passant par les tables bistrot acidulées ou les sanitaires géométriques, l’aménagement du lieu a été pensé dans sa globalité et jusqu’au moindre détails sans jamais verser dans la complexité absconde. Ce luxe accessible et poétique offre au contraire un design à vivre dans lequel on trouve très vite ses marques pour découvrir les propositions culinaires dont le concept est lui aussi novateur : proposer une cuisine locavore, c’est à dire réalisée uniquement avec des produits de saison et de la région. Ouvert tous les jours de la semaine du matin jusqu’au soir, l’adresse a eu la bonne idée d’offrir un service continu grâce à ses « bouchées marseillaises » pour les petits déjeuners tardifs et les repas en décalé. Pas de carte mais des suggestions à l’ardoise à la mi-journée. A la quantité, on préfère l’originalité et la fraîcheur des produits. Avec seulement deux propositions par plat. Dans les assiettes, le pavé de bonite et ses fenouils confits à l’orange et le jumeau avec son risotto de pennes aux olives et radis honorent fort bien la cuisine méditerranéenne d’aujourd’hui. La panacotta à la menthe et son pavé de chocolat ainsi que le pudding et sa glace de navettes des Accoules concluent le repas sur des notes fraîches et sucrées. Pas de poulpe en vue nous direz-vous ? Uniquement de temps en temps, quand le temps le permet nous assure-t-on en cuisine où la  lutte contre la surpêche fait aussi partie de la philosophie maison. L’expression « Figure de Poulpe » prendra sans doute un jour un autre sens.  Celui d’un habitué de ce restaurant haut en couleurs. (EF)