Quoi ? : Disquaire
Où ? : 2 Place Notre Dame du Mont 13006 Marseille
Quand ? : Lun-Mar-Mer-Ven. de 13 à 19.30 / Jeu. de 13 à 21.30 / Sam. de 12 à 20.00
Transport ? : M2 Notre Dame Du Mont
Des Questions ? : 09 83 56 20 08
Un lien ? : Cliquez-ici

Le vinyle est à la musique ce que le papier est à l’écrit: un substrat érotique et chic que l’on aime caresser. Et les disquaires de renaître pour une génération digitale en manque.

A l’heure où les plateformes de téléchargement ou de streaming de fichiers numériques connaissent leurs premières crises d’adolescence, un vétéran que l’on croyait définitivement au placard, condamné à n’exister que pour quelques chineurs et DJs inconditionnels de platines, reprend du service. Un retour en grâce sans précédent qui oblige même les Majors à presser à nouveau les divines galettes pour répondre à la demande, aux côtés de jeunes labels confidentiels. DJ et promoteur, passé par les collectifs Métaphore et Pandore, Colin Ruskyio avait a cœur de partager ses passions des musiques électroniques sous toutes leurs formes. C’est donc au travers d’une troisième association (qui a donné son nom au lieu) qu’avec les DJs Anaxander et Elijah, il s‘est décidé à matérialiser son projet et à compléter l’offre musicale aux côtés de ses rares confrères disquaires marseillais comme Galette, Lollipop, Tripsichord Music, Cut & Mix, etc. De l’ancienne mercerie ne reste que l’armature d’une bibliothèque puisque les nouveaux propriétaires ont fait table rase du passé et opté pour un aménagement minimal, comme la musique qu’il affectionne : de grands bacs en bois de medium, un comptoir et sur la mezzanine deux platines permettant d’écouter disques neufs et d’occasion. Toujours dans un esprit de partage, les collectifs électro de Marseille se verront confier un bac où ils pourront proposer leurs sélections. Un jeudi par mois une nocturne (jusqu’à 21h30) permet de découvrir les nouveautés rentrées en magasin autour d’un verre ou d’assister à des petits showcases. Vous l’aurez compris, le maître-mot de cette boutique est de sortir de l’autisme dans lequel la déferlante digitale a noyé une grande partie des consommateurs de musique électronique. En parodiant un auteur célèbre, sa traduction française pourrait donc être « Extension du domaine de l’écoute ». (EF)