Rita est un bar à cocktails et une cave à manger qui pimente les soirées marseillaises à deux pas du Vieux-Port. Son credo ? Un cocktail épicurien bien frappé mixant assiettes affûtées, mixologie soignée et DJ sets enthousiasmants.
Rita prend ses quartiers
Rita, ce n’est ni une tante fantasque ni une grand-mère à qui l’on rendrait hommage. Le prénom a été choisi pour ce qu’il évoque : « quelque chose de chaud, de fort, de festif et de suffisamment incarné pour rester en tête » explique Magda Sussana, en charge de la communication. Rita s’affiche en rouge à l’emplacement de l’ancien Corner, dans un quartier historiquement rythmé par les pubs. Désormais, la donne est changée.
En prise avec l’animation de la rue mais néanmoins préservée du tumulte, la terrasse forme une bulle intimiste d’environ 70 places.
À l’intérieur, pierres blanches, lumière tamisée, néons rouges et mobilier géométrique encadrent un comptoir rétro-éclairé spectaculaire.
Imaginé avec l’architecte marseillaise Manon Lespagney, le décor conserve l’âme des murs tout en les faisant dialoguer avec une esthétique contemporaine. À deux pas du Vieux-Port, du cours Estienne-d’Orves et de la place aux Huiles, Rita joue une partition plus fancy, effervescente et décalée, donnant un nouveau tempo au quartier.
Shaker, dévorer, recommencer
« Ouverte uniquement le soir, dès 17 heures », Rita place le cocktail au premier plan. Derrière le bar, une équipe déjà bien installée sur la scène marseillaise nocturne, déroule une carte courte de six à huit créations. Trois signatures mènent la danse : l’incontournable Rita Missionary (mezcal, citron vert, orange et verveine), le surprenant Bloody Wut ?(vodka infusée au nori, tomate à la bonite) et le pimpant Midi Vert (liqueur de melon, dry vermouth, fleur de sureau et bulles).
Et dans l’assiette ? Même envie de sortir des sentiers battus.
Exit la sempiternelle planche charcut/fromage : la carte, renouvelée toutes les trois semaines, pioche du côté de la Méditerranée et de l’Amérique du Sud
Fraîcheur, saisonnalité, jeu de textures et portions qui ont du répondant : ici, la food accompagne le verre avec gourmandise et mordant. Aubergine fumée et sa crème de cajou, poulet crispy aux légumes spicy, crudo de thon charnu et relevé, melon brûlé… C’est du plus bel effet.
En touche sucrée ? La ganache chocolatée fait l’unanimité (et promet de rester toute l’année).
Nuit à volonté
Et la nuit venue, Rita hausse le ton.
Du jeudi au samedi, dès 22 heures, les cocktails s’enchaînent et les décibels grimpent au rythme d’une programmation de DJ locaux, entre hip-hop, R’n’B old school, amapiano, baile funk et house.
Des sets pensés pour faire danser, « mais sans nécessairement transformer l’adresse en club pur et dur ». Jusqu’à 2h, on se déhanche en sirotant sans perdre le goût des conversations animées et du plaisir partagé.
Car Rita se rêve surtout en QG hybride : suffisamment soigné pour y boire un cocktail sur- mesure, assez décontracté pour commander une blonde désaltérante et ssez alléchant pour s’attabler
Une nouvelle scène épicurienne qui accompagne aussi la mue de ce quartier emblématique du centre-ville : populaire, historique, touristique et résolument pointu.
Le Petit Plus : chez Rita, les cocktails ne sont pas seuls à soigner leur casting ! La sommelière Camille Ceyrat signe une sélection qui a du nez, entre domaines indépendants, vins nature, biodynamiques et pét-nat.
Texte par Pauline Puaux/Photos : Pauline Puaux, Jimmy Botton.









