Du 21 août au 6 septembre 2026, Kouss·Kouss remet le couvert à Marseille. Pour sa 9e édition, le festival consacré au couscous voit encore plus grand : plus de 300 adresses mobilisées dans tous les arrondissements, une trentaine d’invités venus des quatre coins de la Méditerranée et une programmation qui déborde largement des cuisines. Cette année, ça va sentir bon les herbes !
Le couscous comme trait d’union
Tout commence en 2018 sur le toit-terrasse de la Friche la Belle de Mai. À l’occasion d’un concert de Rachid Taha et Rodolphe Burger, I.C.I (Les Grandes Tables et Marseille Centre) imaginent un festival capable de raconter Marseille à travers l’un de ses plats les plus populaires : le couscous.
Une idée simple qui, neuf éditions plus tard, est devenue l’un des grands rendez-vous culinaires de la fin de l’été marseillais.
Car derrière la graine, Kouss·Kouss raconte surtout les voyages, les cultures et les métissages qui façonnent la ville. Après avoir exploré notamment la harissa, les poissons bleus, les graines puis le pois chiche en 2025, le festival met cette année à l’honneur les herbes aromatiques et sauvages. Menthe, coriandre, thym, basilic, sauge ou fenouil sauvage, mais aussi criste marine et salicorne viennent parfumer les couscous et raconter les paysages et savoir-faire du bassin méditerranéen.
Une thématique qui permet aussi d’aller au-delà de l’assiette pour parler cueillette, transmission, biodiversité, usages populaires des plantes et rapport au vivant. Car Kouss·Kouss revendique plus que jamais sa double identité de festival culinaire et culturel.
Plus de 300 adresses font rouler la graine
D’année en année, la couscousmania gagne du terrain. 280 restaurants et commerces participent à cette 9e édition et, en ajoutant lieux culturels, structures solidaires et espaces partenaires, plus de 300 adresses composent cette immense table à l’échelle de Marseille. Voir le plan des adresses ICI
Et pas question de cantonner la fête au centre-ville : tous les arrondissements sont concernés. Restaurants emblématiques, nouvelles tables, commerces de bouche, cantines solidaires, marchés et associations se mêlent à de nombreux tiers-lieux où la cuisine est déjà un formidable outil de rencontre.Le Couvent Levat, Maison Lull, Cômerie, Le Présage ou encore le Kiosque du MAC participent ainsi à cette grande cuisine collective.
La transmission prend également une place encore plus importante cette année avec davantage d’ateliers, organisés notamment dans les centres sociaux marseillais, mais aussi au sein des hôpitaux de l’AP-HM et du Centre hospitalier Édouard-Toulouse.
Certains se prolongeront jusqu’en décembre et plusieurs déboucheront sur des concours de voisinage : une autre manière de faire sortir le festival des restaurants et d’utiliser la cuisine comme prétexte à la rencontre.
C’est sans doute là que Kouss·Kouss prend tout son sens : le couscous n’est plus seulement un plat que l’on vient déguster mais un langage commun, capable de réunir chefs, habitants, patients, associations, artistes et cuisiniers amateurs autour d’une même table.
Des chefs, des rencontres et de grandes tablées
Pendant plus de deux semaines, Marseille accueillera également plus d’une trentaine d’invités en résidence, venus d’Algérie, d’Espagne, de France, du Liban, du Maroc, de Tunisie et de Turquie. Chefs, cuisiniers, artistes et passeurs de savoir-faire croiseront leurs pratiques autour de trois fils rouges : cuisine, création et transmission. Voir le programme complet ICI
Parmi eux, Abdel Alaoui sera l’un des visages de cette édition.
Le chef franco-marocain, qui publie à la mi-août un livre entièrement consacré au couscous aux Éditions de La Martinière, viendra partager sa vision d’un plat qu’il n’a cessé de réinterpréter au fil de son parcours.
Et comme Kouss·Kouss aime autant faire danser les casseroles que les Marseillais, le festival terminera en prenant de la hauteur. Les 4 et 5 septembre, Abdel Alaoui participera aux dernières soirées On Air sur le toit-terrasse de la Friche la Belle de Mai, l’un des rendez-vous emblématiques du festival.
Entre les repas, résidences, ateliers, rencontres, concours de voisinage et soirées, cette 9e édition confirme ainsi ce que Kouss·Kouss construit depuis 2018 : faire du couscous le prétexte gourmand d’une immense fête populaire, culturelle et méditerranéenne à l’échelle de Marseille.
Par Eric Foucher / Photos Kouss-Kouss Festival (Caroline Dutrey)









