Quoi ? : Photographie
Quand ? : 8 juillet au 4 octobre 2026
Combien ? : Entrée lieu à l’unité de 6 à 15 € / Forfait journée 35 € / Toutes exposition 42 €
Un lien ? : Cliquez-ici

Chaque été depuis 1970, le premier festival de photographie de renommée internationale anime toute la ville. On vous fait part de nos coups de cœur lors nouvelle édition.

Nous n’avons passé que deux jours à Arles et n’avons donc pu découvrir qu’une dizaine d’expositions parmi la centaine proposées cette année, entre programme officiel, Off et horscircuits.

Forcément subjective et loin d’être exhaustive, voici notre sélection de coups de cœur.

Martine Barrat – Soul of the City / Espace Van Gogh

Une magnifique plongée dans le New York populaire et marginal des années 1970 à aujourd’hui. Des gangs du South Bronx aux habitants de Harlem, Martine Barrat photographie celles et ceux qu’elle côtoie avec une proximité et une tendresse rare, loin de tout voyeurisme. Une photographie profondément humaine, brute et pleine de vie qui l’a mène jusqu’au quartier de la Goutte d’or à Paris.

Lara Tabet & Yasmine Chemali –  Le Corps Vitré / Cloître Saint-Trophime

À la croisée de la photographie, de la science et de l’expérimentation, Lara Tabet et Yasmine Chemali interrogent la matière même de l’image, sa fragilité et sa transformation.

Une exposition étonnante où corps, chimie et vivant se rencontrent, dans le cadre majestueux du cloître Saint-Trophime.

L’analyses des eaux prélevées dans différentes zones de Marseille pour cultiver ses bactérie est au delà de la remarquable esthétique du résultat n’est quant à elle pas du tout rassurante pour les amateurs de baignade.

Lee Shulman & Omar Victor Diop – Being There / Ancien Collège Mistral

Et si les personnes noires, largement absentes des albums de famille américains des années 1950 et 1960, reprenaient leur place dans l’image ? À partir des photographies vernaculaires de The Anonymous Project, Omar Victor Diop s’invite dans ces scènes du quotidien et réécrit avec humour et intelligence une histoire dont toute une partie de la population a été effacée.

Modèle animal – 200 ans de photographie/ La Mécanique Générale — Parc des Ateliers

Chiens de compagnie, bêtes sauvages, animaux de laboratoire, stars d’Internet…

Deux siècles de photographie racontent notre fascination et nos rapports parfois ambigus avec le monde animal.

Plus de 160 artistes et un parcours aussi ludique que passionnant qui questionne notre manière de regarder, aimer, exploiter ou défendre les animaux.

Ghana ! Rêver l’indépendance (1957–1976) / Palais de l’Archevêché

À travers les regards de photographes comme James Barnor, Felicia Abban ou Paul Strand, l’exposition raconte les premières décennies d’un Ghana fraîchement libéré de la domination britannique. Portraits, archives et images du quotidien témoignent de l’effervescence d’un pays qui, dans le sillage de Kwame Nkrumah, invente son identité et rêve d’un avenir

Harry Gruyaert – Le Sens du lieu / Chapelle Saint-Martin du Méjan

Du Maroc à la Belgique en passant par l’Inde, Harry Gruyaert transforme le réel en compositions où la couleur, la lumière et les ombres racontent autant que les sujets photographiés. Une véritable leçon de regard, sublimée par l’écrin minéral de la chapelle du Méjan.

Et si vous avez encore un peu de temps…

Charlotte Gainsbourg — 5 bis / Galerie du Cloître

Avant l’ouverture au public de la maison de Serge Gainsbourg, sa fille en a photographié l’intérieur au Hasselblad, sans rien déplacer. Objets, détails et pièces restées presque intactes composent un portrait en creux de son père : intime, pudique et forcément chargé d’émotion.

Nos rêves lointains & Prix Découverte 2026 Fondation Louis Roederer  / Espace Monoprix

Une exposition collective qui fait voyager entre territoires réels et imaginaires, souvenirs, désirs d’ailleurs et visions d’un monde parfois fantasmé. Une escale accessible et dépaysante à glisser dans son parcours arlésien. En image ci-dessus Souleymane Bachir Diaw qoi réinterprète les photos de famille avec des tissus.

Come Together / Fondation Manuel Rivera-Ortiz

Photographie, vidéo, musique et images expérimentales explorent ce qui nous relie dans un monde traversé par les divisions. Famille, rituels, solidarité, rencontres ou ruptures : une exposition collective foisonnante autour de ce fragile fil qui unit les individus et les sociétés. Ainsi la serie photo de Regula Tschumi (Buried in Styl) qui documente des rituels funéraires dans le sud du Ghana, où la mort devient un espace de créativité représentatnt la passion du défunt.

Par Eric Foucher / Texte et photos