Quoi ? : Restaurant asiatique (spécialités vietnamiennes et laotiennes)
Où ? : 26 rue George 13005 Marseille
Quand ? : Lundi-Mardi et samedi midi et soir / Mercredi au Vendredi Soir
Combien ? : Riz grillé lao 12€ / Poitrine de porc croustillante 14€ / Crudo pélamide 13€ / Laap champignons 12€ / Chè 7€ / Vin au verre 6-8€ / Bière Brasserie de la Plaine 5€
Transport ? : T1 George
Des Questions ? : 04 65 04 11 43
Un lien ? : Cliquez-ici

Au Camas, Ely Tran a ouvert le restaurant que Marseille n’avait pas encore. Une cuisine vietnamienne et laotienne sans concession, dans un décor puisé dans la mémoire des nuits urbaines d’Asie du Sud-Est. De la salle au petit rooftop, Khantok déborde déjà.

Les racines en cuisine

Ely Tran a fait un école de commerce parce que ses parents le demandaient. Puis elle a fait la cuisine parce qu’elle ne pouvait pas faire autrement, l’appel était trop puissant.

Treize ans à Berlin, un restaurant monté de zéro, un service traiteur, une technique forgée dans la cuisine européenne, puis deux ans au Laos qui remettent tout à plat.

D’origine vietnamo-laotienne, elle rentre avec ses racines sous le bras et une conviction : Marseille mérite mieux que les nems et les bo bun qui ne ressemblent à rien de connu là-bas.

Khantok, c’est le nom de cette petite table basse thaïlandaise autour de laquelle toute la famille mange ensemble, sans que personne n’ait son propre plat. Programme.

Des classiques … mais les vrais

Au menu ces jours-ci ? Une poitrine de porc séchée deux à trois jours, piquée, badigeonnée de vinaigre, deux cuissons dont une à 250°C qui fait exploser la peau en croûte irrésistible. Sauce cacahuète au lait de coco, piment et achard créole, feuilles de lotte crues pour rouler à l’envie.

Sa madeleine de Proust, c’est le riz grillé lao, un riz de la veille frit sans panure, concassé avec cacahuètes, sauce poisson et piment, amorti par le concombre.

Commandez-en deux d’emblée, ça évite la guerre de fourchettes.

Testés et adoubés aussi : le laap de champignons, acidité, citronnelle, galanga, poudre de riz torréfié maison qui change tout  et le crudo de pélamide sur vinaigre d’hibiscus fait maison. Puis le Chè, pour finir. Dans chaque cuillère, le sentiment d’un après-midi à Da Nang. Divin. 

Un petit rooftop pour dîner sous les étoiles

Si la rétine frétille face aux assiettes, elle n’est pas non plus indifférente à la déco.

Tabourets colorés, tables en inox, lumières rouges.

La décoratrice Louise Bois a matérialisé  au premier étage et sur le rooftop très convoité les soirs d’été les marqueurs de la street food que la cheffe a glanés en trois ans d’aller-retour au pays du dragon.

Sous les lampions qui se mêlent aux étoiles, on se délecte de belles quilles de vins nature : crus d’Ardèche, vin orange Zénith qui magnifient tout et pour les grosses soifs, une bière de la Brasserie de la Plaine. Alors oui, c’est un peu plus cher que ce qui vous pourrez trouver dans d’autres restos du genre, mais le goût  en vaut la chandelle.

Le Petit Plus :  Le samedi midi, c’est noodle soup.

Par Astrid Briant . Photos AB, Dominika Troicka et Dominika Troicka et Penelope Comet