Quoi ? : Peinture, sculpture, dessin, vidéo, installation
Où ? : [mac] Musée d'Art Contemporain de Marseille, 69 avenue d’Haïfa 13008 Marseille
Quand ? : Du 04 avril 2026 au 20 septembre 2026 (Du mardi au dimanche de 9h à 18h)
Combien ? : 6 € / Tarif réduit : 3 €
Des Questions ? : 04 13 94 83 49/54
Un lien ? : Cliquez-ici

Et si une exposition pouvait prendre la température du monde ? Au Musée d’Art Contemporain de Marseille, "La vie climatique" est l’un des rendez-vous majeurs de l’année. Entre œuvres engagées, regards sensibles et récits pluriels, cette triennale explore notre époque à travers le prisme de l’art contemporain avec beaucoup d'acuité.

Une triennale au cœur de la création actuelle

Présentée dans le cadre de la 8ᵉ édition de la Triennale De leur temps, l’exposition réunit plus de 130 œuvres issues de plus de 70 collections privées françaises et internationales.

Peinture, vidéo, sculpture, installation ou performance : tous les médiums dialoguent pour dresser un panorama vivant de la création contemporaine.

Pensée comme une véritable radiographie du goût artistique d’aujourd’hui, la triennale met en lumière les choix de collectionneurs engagés et révèle les grandes tendances qui traversent la scène artistique actuelle.

Une exposition qui interroge notre époque

Au cœur du parcours, une question : quel est aujourd’hui le “climat” de l’art — et du monde ?

L’exposition détourne l’idée du climat muséal – cet environnement stable et contrôlé – pour le confronter aux bouleversements contemporains écologiques, politiques et sociaux

Les œuvres invitent à repenser les relations entre l’humain et son environnement, le vivant et l’inanimé, la mémoire et la transformation. Une approche sensible et engagée, qui esquisse ce que les commissaires décrivent comme une véritable “écologie du lien”, où tout devient interconnecté.

Un écosystème artistique en mouvement

Plus qu’une simple exposition, La vie climatique envisage la collection comme un organisme vivant.

Les œuvres dialoguent entre elles, révélant des circulations invisibles entre objets, matières et êtres. Certaines convoquent des éléments organiques, d’autres jouent avec des notions de transformation, d’instabilité ou de fragilité.

Résultat, un parcours immersif, où les frontières s’estompent entre nature et culture, intérieur et extérieur, art et réalité. Portée par des artistes internationaux – notamment issus du bassin méditerranéen et d’horizons non occidentaux – l’exposition ouvre de nouveaux récits et décentre le regard.

Par Eric Foucher / Texte et photos.