Quoi ? : Bistrot Chic
Où ? : Le Relais Magdeleine Rond- Point des Charrons13420 Gémenos
Quand ? : Tous les jours midi et soir
Combien ? : Formule - plat du jour +dessert 49€
Des Questions ? : 04 42 32 20 16
Un lien ? : Cliquez-ici

Au relais de la Magdeleine, nichée au pied du massif de la Sainte-Baume, le luxe n’a jamais été tapageur. Il se glisse dans les détails : une guirlande suspendue entre des platanes centenaires, le calme d’un parc arboré, la douceur d’une bastide du XVIIIe siècle chargée d’histoire. Aujourd’hui, la maison de famille signée Matthias Dandine fait évoluer son Café avec une nouvelle formule plus accessible, sans rien céder à l’élégance.

Une bastide entre histoire et art de vivre

Ancien domaine des marquis d’Albertas, le relais de la Magdeleine s’est agrandi au fil des siècles, mêlant bastide historique, orangerie et extensions discrètes. Le tout s’ouvre sur un parc de deux hectares, véritable écrin de verdure où le temps semble suspendu.

Terrasse ombragée, piscine extérieure, nature omniprésente… le lieu invite autant à la pause qu’au séjour.

On y vient pour déjeuner, mais aussi pour prolonger l’expérience, explorer la vallée de Saint-Pons ou simplement profiter de cette atmosphère rare, entre maison de famille et hôtel 5 étoiles.

Un bistro à côté du gastro

Si l’établissement a gagné ses lettres de noblesse avec le Magdeleine, son restaurant gastronomique 1 étoile au Michelin, dans l’aile gauche de la bastide, le Café est la seconde table du relais, plus accessible, qui permet de se faire plaisir à moindre coût mais de façon tout aussi gourmande.

Depuis peu l’établissement se réinvente avec une proposition plus lisible et conviviale. Exit les cartes à rallonge : place à une formule resserrée autour de trois entrées, trois plats et trois desserts, complétée par un mijoté du jour.

L’idée ? Aller à l’essentiel. Une cuisine de saison, équilibrée entre viande, poisson et végétal, pensée pour être partagée autant que savourée.

 

Une généreuse cuisine de saison

Chaque semaine, la carte évolue en douceur, renouvelant progressivement ses propositions pour rester au plus près du marché et de l’inspiration du moment.

Après un cocktail maison inspiré du célèbre Negroni en terrasse afin de profiter au coucher du soleil de la vue magnifique sur le Parc on se laisse aller en salle aux incontournables amuse-bouche. Ils donnent déjà le ton d’une cuisine provençale qu’on devine gourmande avec une mention spéciale pour la pissaladière.

Dans l’assiette, cela se traduit par des plats justes et généreux : œuf parfait aux petits pois et lard fumé (un régal à saucer avec le pain maison), un cabillaud confit aux asperges, ou encore un risotto à l’ail des ours ou encore épaule d’agneau à partager.

Une cuisine vivante, entre partage et saisonnalité

Avec cette nouvelle formule, Matthias Dandine affirme une vision : rendre le gastronomique plus accessible sans le dénaturer.

Ici, pas de démonstration, mais une cuisine vivante, ancrée dans son territoire, qui privilégie le goût et la générosité.

La cuisine de tradition est racontée à voix haute par les maîtres d’hôtel, comme un retour à l’essentiel depuis les fournisseurs locaux jusqu’à l’histoire des plats (où l’on apprendra l’histoire du Brillat-Savarin sous nos yeux ( souvent considéré comme le premier philosophe de la cuisine et à qui l’on doit le maxime célèbre « Dis-moi ce que tu manges, je te dirai ce que tu es. »  ou de la Pavlova dessert dont la légèreté aurait été inspirée à des chefs pâtissiers par la grâce de la danseuse Russe du même nom)

Le sommelier lui aussi sera d’excellent conseil qui après un blanc du domaine des Beats très bon mais somme toute assez classique nous fera une cuvée du Clos Cibonne fait honneur au tibouren (une cépage confidentiel cultivé principalement autour du Golfe de Saint-Tropez) avec une robe rubis chatoyante et un nez généreux de fruits rouges et d’épices douces.

Une approche qui fait écho à l’ensemble de la maison : un luxe discret, sincère, où l’on vient autant pour bien manger que pour ressentir quelque chose.

Le Petit Plus : Aux beaux jours pour le déjeuner, dîner ou les brunchs, profitez de la terrasse ombragée ou d’un parc bucolique à moins d’une demi-heure du Vieux-Port.

 

Par Eric Foucher / Texte et photos