Au milieu des antiquaires des Puces de Fifi Turin, un lieu inattendu a récemment ouvert ses portes. Son nom ? Nido , « le nid » en espagnol. Un cocon à part, pensé comme un refuge où l’on vient autant pour écouter du bon son que manger et partager un bon moment. Original, chaleureux et accessible, ce bar audiophile coche toutes les cases.
Quatre amis, un projet commun
Derrière Nido, il y a quatre amis : trois membres du collectif Atipik, connu pour ses événements musicaux itinérants et l’une des fondatrices de La Nena, fameux restaurant à tapas de Notre Dame du Mont.
Après plus de dix ans de projets nomades, Atipik pose enfin ses valises.
Nido devient leur port d’attache, un prolongement naturel de leur vision : créer des lieux de rencontre où les communautés créatives dialoguent librement.
Un cocon audiophile au milieu des Puces
Avec son vaste volume sans plafond bas sous une charpente tapissée de lambris de bois, Nido ressemble à un chalet contemporain.
Le comptoir qui ondule comme des ondes musicales se dresse devant une salle à manger de mobilier chiné
On s’y retrouve en bande ou petit comité autour de tables bistrot ou de profonds sofas où l’on prendra plaisir à s’affaler avec diu bon son dans les feuilles.
Car c’est surtout le son qui constitue la colonne vertébrale du lieu. Un travail minutieux d’insonorisation et d’acoustique a été mené pour offrir une écoute précise, immersive et douce, portée par l’Atipik Soundsystem, conçu sur mesure.
La programmation évolue au fil de la journée : cantine calme le midi, sessions d’écoute l’après-midi, puis formats club intimistes ou plus festifs en soirée, jusqu’à 2 h du matin le week-end.
Hip-hip, house et deep-house dominent les débats musicaux qui restent néanmoins ouverts autour de différents formats : Live Session, Locals Session, Club Session, Chill Session, Digging Session.
Une cuisine de saison, simple et maîtrisée
Aux fourneaux, le chef Thomas Carrassic signe une cuisine de saison sincère et très gourmande.
À l’ardoise un menu resserré : une viande, un poisson, un plat végétarien et quelques entrées et desserts maison.
On pourra y déguster par exemple – comme lors de notre venue – un délicieux suprême de volaille aux légumes croquants, beurre et chorizo, un lemon curd en dessert, ou encore des propositions pensées pour les grandes tablées du dimanche.
Lors des soirées musicales, la carte bascule en mode snacking, sans jamais perdre en exigence de qualité.
Un bar engagé et une attention aux détails
Au bar, la même cohérence guide les choix : bières de la Brasserie de la Jonte, softs comme le ginger Tisse, spiritueux de La Belle Gnôle, vins soigneusement sourcés.
L’accueil est chaleureux, attentif, jamais guindé. Un lieu idéal après avoir chiné… ou pour un déjeuner de travail au calme dans le quartier de la Capelette.
Singulier, chaleureux, unique, Nido réussit le pari rare de réunir gastronomie, musique et hospitalité dans un même mouvement.
Un nid où l’on revient volontiers se blottir (surtout les ennuyeux dimanches après-midi).
Le Petit Plus : Nido revendique aussi une réduction des déchets avec plusieurs boissons à la tire, carte courte et menu unique le WE pour éviter le gaspi alimentaire. Une attention portée à chaque geste, dans une logique de respect et de durabilité.
Par Eric Foucher / Photos E.F et Nido












