À quelques encâblures du Vieux-Port, John Silver s’impose comme une adresse à part dans le paysage marseillais. Premier « bistroffee » de la ville -fusion assumée entre bistrot et coffee-shop - le lieu défend une cuisine 100 % végétale pensée pour durer toute la journée. Ici, on vient pour un café… et on reste souvent pour déjeuner ou goûter.
Un chef engagé, entre bistrot et coffee-shop
« Le bistrot et le coffee-shop vont finir par se rencontrer : c’est pour moi le futur de la restauration. »
Arrivé à Marseille après plusieurs expériences parisiennes, Cédric Villetorte, chef cuisinier et gérant, imagine John Silver comme une réponse aux nouveaux usages : un lieu ouvert du matin à l’après-midi, capable d’accueillir aussi bien un espresso rapide qu’un vrai moment de table.
Formé à la cuisine végétale, il revendique une approche libre, intuitive, guidée par le goût et l’envie : « Je cuisine ce que j’ai envie de manger, avec des recettes sérieuses mais jamais figées. »
Un repaire de pirates
« Je voulais un endroit accessible, incarné par un personnage, presque un justicier. »
Le nom n’est pas un hasard. John Silver – clin d’œil au pirate de L’Île au trésor – symbolise l’ambivalence et la liberté. À l’image du lieu : chaleureux, décontracté, loin des codes figés du coffee-shop comme du bistrot traditionnel.
Situé 6 rue Neuve Sainte-Catherine, l’espace mêle esprit de quartier et énergie urbaine. On s’y retrouve entre amis, on y travaille, on y discute musique et cuisine, dans une ambiance fluide qui accompagne les rythmes de la journée.
Une cuisine végétale moderne, courte et évolutive
« L’objectif, c’est de proposer une cuisine végétale gourmande, surprenante et accessible. »
Chez John Silver, la carte est volontairement courte, saisonnière et en perpétuelle évolution. Le matin et à l’heure du café, place aux boissons de spécialité et aux douceurs. Le midi, des plats végétaux créatifs : sandwichs inspirés du kebab ou du tacos, charcuteries végétales, taboulé de quinoa, effilochés végétaux, desserts maison aux épices (cardamome, fleur d’oranger…).
Le tout à des prix contenus, avec cette volonté claire : rendre la cuisine végane désirable sans militantisme appuyé, simplement par le goût.
Le Petit Plus : Longtemps parents pauvre des bistrots et café, les nouveaux systèmes son permettent d’obtenir une enveloppante expérience musical et pouvoir se parler (c’est le cas ici)
Par Eric Foucher / texte et photos









