Quoi ? : Restaurant - Bar à Tapas basque
Où ? : 56 Cours Julien 13006 Marseille
Quand ? : Mercredi au dimanche midi et soir
Combien ? : Verre de vin + 1 pintxos (4 €) / Formule midi 13 à 17 € / Brunch basque tous les samedis et dimanches (22 € / Enfant 12 €).
Des Questions ? : 04 91 02 66 15
Un lien ? : Cliquez-ici

Fatigué de piter provençal ? Direction l’autre littoral pour compter les pintxos sur un joli comptoir du Cours Julien. Le Plan B ou l’alternative basque.

Le grand comptoir en bois et carrelage noir présente un aperçu des réjouissances. Derrière celui-ci, un mur noir fait office d’ardoise géante avec une vocation informative pour les néophytes de la culture basque. On vous y apprend l’origine, la signification et le principe de ce rite si convivial des pintxos – qui n’avait curieusement jamais été présenté dans les règles de l’art jusqu’à maintenant à Marseille. Il offre aussi un côté pratique pour découvrir l’offre produits maison et les nombreuses formules selon que vous optiez pour l’apéro tapas, le dîner ou bien le brunch du week-end. La formule verre de vin et pintxos est une excellente mise en bouche, d’autant que ceux-ci  se mangent sans compter – enfin si au contraire, puisque les petits picos dans votre assiette serviront à calculer votre appétit en fin de service. Car ces petites bouchées comme cette tranche de pain au maïs avec tomate, parmesan et sa tagliatelle de courgette arrosée d’un filet d’huile d’olive ont un fâcheux goût de reviens-y pour les mains baladeuses. Rien ne vous empêche d’ailleurs de vous essayer à préparer ces savoureuses bouchées apéritives à domicile puisqu’un petit corner épicerie propose les spécialités de différentes maisons basques : les sardines et les anchois en conserve de chez Ortiz, l’huile au la confiture au piment d’Espelette de chez Darritchon ou bien les pâtés et charcuterie de chez Montauzer. Et comme on se sent très bien dans ce décor aux assises très variées (mention spéciale au banc de messe) et détails originaux telle la vaisselle décorative, la corde à grimper (clin d’oeil à la force basque?) préconisé par Moblur et chiné aussi chez  Becbunzen, on ne se fait pas prier pour passer à table. Outre les planches de charcuteries et fromages basques qui fondent en bouche, laissez-vous tenter par les calamars ou artichauts frits avant d’attaquer les choses sérieuses.  Car en résistance, les plats sont goûteux et généreux comme on les aime dans le sud-ouest. En guest star dans de très nombreux plats (y compris le hamburger basque), le célèbre piment d’Espelette qui a relevé juste ce qu’il faut nos poivrons farcis à la morue et leur coulis de tomate mais aussi notre mijoté de veau. Une adresse basque pour rougir de plaisir…  (EF)